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25.09.2006
Un livre important

Je ne saurais trop recommander la lecture de ce livre formidable, que j'ajoute volontiers parmi les livres rares et "fondateurs".
"On a pu croire ou espérer, un temps, que les monstruosités de la Seconde Guerre mondiale étaient derrière nous. Définitivement. Or partout, à nouveau, on massacre, on torture, on extermine. Comment comprendre cette facilité des hommes entrer dans le mal ?
La réponse à cette question devient chaque jour plus urgente. Michel Terestchenko rouvre ici le débat. D'abord, en complétant la démonstration de Hannah Arendt : de même que ce ne sont pas seulement des monstres qui basculent dans l'horreur mais des hommes ordinaires, trop ordinaires, de même, montre-t-il, il n'est pas besoin d'être un saint pour accomplir le juste et secourir des victimes au risque de sa vie. Héros ou salaud ? C'est toujours une petite décision initiale, à peine perceptible, qui décide du côté dans lequel, une fois engagé, on se retrouvera in fine. Mais qu'est-ce qui explique cette décision ? C'est là où l'enquête de M. Terestchenko prend toute son ampleur. En procédant à une reconstitution critique du débat central de la philosophie morale depuis le XVIIe siècle, aujourd'hui relayé par la majorité des sociologues et des économistes, elle montre combien est stérile l'opposition entre tenants de la thèse de l'égoïsme psychologique et défenseurs de l'hypothèse d'un altruisme sacrificiel. Ce n'est pas par " intérêt " qu'on tue ou qu'on torture. Ni par pur altruisme qu'on se refuse à l'abjection. Les travaux qui analysent les phénomènes de soumission à l'autorité, de conformisme de groupe ou de passivité face à des situations de détresse, invitent à comprendre tout autrement les conduites de destructivité.
Tirant les conclusions philosophiques de recherches récentes entreprises en psychologie sociale et s'appuyant sur certains exemples historiques particulièrement éclairants - tel le cas de Franz Stangl, le commandant de Treblinka, ou, à l'opposé, les actions héroïques du pasteur André Trocmé et de sa femme Magda au Chambon-sur-Lignon -, l'auteur propose de penser les conduites humaines face au mal selon un nouveau paradigme celui de l'absence ou de la présence à soi."
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18.09.2006
La Joie de Créer

Je travaille depuis quelques semaines assez intensivement sur le Projet Mandala de Vie.
Une expérience exaltante qui consiste à poser le quotidien, la simple vie quotidienne, au coeur du processus de changement et de transformation créatrice. Beaucoup des démarches et traditions spirituelles visent à créer des "moments" privilégiés, des temps de ressourcement, des temps sacrés et rituels, dont on attend qu'ils influent et rayonnent sur la vie de tous les jours.
Mais trop souvent ce "rayonnement" est trop faible. Passé quelques heures ou quelques jours, la marée remonte et finit par recouvrir notre conscience de son manteau banalisé et réactif. Jusqu'au moment enfin ou nous repartons nous "ressourcer", faire le plein à nouveau.
Oeuvrer au quotidien à cette reliance avec l'Energie et la Beauté Créatrice de cet Univers, à travers toutes les tâches, toutes les actions, et même mieux : faire de celles-ci des opportunités pour approfondir cette relation intime et savoureuse : quel programme !
Je creuse et fore depuis quelques années dans cette perspective.
Les nombreux mouvements et groupes dont j'ai été membre, adhérent, sympathisant, pratiquant... ont presque tous cette "posture insulaire" qui vise à infuser le quotidien de spiritualité par rayonnement à partir de "moments donc privilégiés": prières, méditations...
Sans prendre en compte le fait que le champ du Réel dans lequel nous sommes inséré, rythmé par le calendrier des tâches du "quotidien", est une cage sémantique, une grammaire aux règles puissantes dont nous avons intériorisé les lois, les règles et les limites.
En vivant il y a vingt ans chez les Bella et les Touaregs dans le Nord du Sahel, ou en forêt ashanti chez les petits peuples de la Volta River, dans des conditions privilégiées d'intégration et de participation, c'est à dire sans argent et sans passeport, j'ai réalisé qu'il y avait d'autres lois, d'autres approches qui façonnent autrement les regards et les consciences, et nous relient différemment à l'univers. Depuis lors je n'ai cessé de creuser cette question.
Cette cage sémantique a la force de la réalité que nous lui attribuons.
Elle est principalement conditionnée par nos perceptions de l'espace et du temps.
C'est pourquoi j'ai trouvé toujours étranges ces postures, pratiques et rituels qui travaillent à changer, mais sans changer les grilles et les codes qui nous tiennent dans une trame existentielle étouffante.
Ces pratiques apparaissent alors plutôt comme des bouffées d'oxygène, et des moments de ressourcement, et donc des états de compensation, relatifs et passagers...utiles pour nous donner la force de ramer encore et encore dans la même galère d'un quotidien chronophage.
Mais comment changer réellement et concrètement nos perception de l'Espace et du Temps, mais aussi du corps et du monde qui nous entoure ?
C'est toute l'aventure de ce Mandala de Vie sur lequel je travaille avec une jubilation extraordinaire !
En préparant autour de cette approche plusieurs ouvrages et produits d'application
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08.09.2006
Olympia Alberti, "pour faire naître en l’autre l’instant de la beauté"
Olympia Alberti a régalé certaines de mes journées d'adolescent dans un poudroiement de soleil doré, épicé de Maroc, de fièvres et de beauté sensuelle et spirituelle à la fois. J'en recommande vivement la lecture pour la fraicheur, la densité élégante et festive de sa langue.
“Olympia Alberti n’est pas un pseudonyme. De même mes livres n’empruntent à la fiction que les silences de la pudeur : l’écriture c’est ma vie. Roman et poème participent pour moi de la même attention à la vie. Amoureuse, jouissant d’un tempérament célébrant par excès de gravité, je suis à la fois passionnée et détachée, ayant égal bonheur à exprimer qu’à suggérer, pour faire naître en l’autre l’instant de la beauté.”
Une vingtaine de livres publiés (romans, poèmes, essais, nouvelles, livres d’art).
Traductions en chinois, en grec, en espagnol.
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Bibliographie
Romans
Un jasmin ivre, Prix des Créateurs, (Albin Michel, 1982)
Une mémoire de santal, (Albin Michel, 1983)
La Dévorade, Prix George Sand, (Albin Michel, 1985)
Rive de bronze, rive de perle, (Actes Sud, 1989)
La Sarabande, (Le Rocher, 1991)
13, rue Saltalamacchia, collectif, (Le Ricochet, 1997)
Les enfants reviendront après l’Épiphanie, (Le Verger éditeur, 2002)
Nouvelles
Le Noyau de safou, (Albin Michel, 1987)
Promenade des Anglais, (Melis, 2001)
Poèmes
L’Amour palimpseste, suivi de La Dernière lettre, (Albin Michel, 1982)
Cœur rhapsodie, cœur absolu, suivi de Requiem, (Albin Michel, 1985)
(Prix de l’Académie Française pour l’ensemble poétique, en 1986)
Croire vivre, avec André Marzuk, (L’Amourier, 1998)
Essais
Lettres d’un enthousiaste, Emile Zola à Antony Valabrègue, (Editions HB, 1997)
Bleu Silence, avec André Marzuk, (Le Ricochet, 1997)
Rilke Sans Domicile Fixe, (Christian Pirot)
(Prix de l’Essai de la SGDL 2000)
Giono Le grand western, (Christian Pirot 2001)
(Prix de la critique littéraire de l’Académie Française)
23:10 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Rencontre avec un Homme remarquable
Lorsque Philippe, chauffeur de taxi et ami, membre de la future équipe de l'orange Bleue Burkina, m'achemine dans sa voiture par les rues animées de Ouaga vers la maison du professeur, j'ai conscience d'aller rendre une visite à quelqu'un de remarquable.
Je prise fort ces visites à des personnages qui ont contribué à me construire, ou à construire notre temps, et dont les œuvres nourricières sont des ouvertures enrichissantes par leur tentative d'intégrer harmonieusement, dans une vision plurielle et fraternelle, l'unité et la diversité des mondes et des temps.
C'est une manière de leur rendre hommage, de témoigner que leur effort n'a pas été vain, et que d'un point du monde, un homme, une histoire, des hommes et des femmes, s'inspirent de leur visions et de leurs combats, pour contribuer à « faire émerger une autre Imago Mundi », comme me le dira le professeur, plus fraternelle, plus reconnaissante de sa diversité, et surtout revalorisant la contribution de l'Afrique au patrimoine universel des civilisations.
23:01 Publié dans Mes textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Viktor Frankl
Viktor Frankl est un de ces personnages marquant qui mériterait un film de Spielgerg. On consultera sa biographie à partir du lien ci-après. Juif, il refuse de quitter l'Autriche en dépit d'un visa pour les US. Neurologue et psychiatre, directeur de clinique, il permet à nombre d'handicapés et de juifs d'échapper à l'enfer en sabotant au risque de sa vie les ordres nazi concernant l'euthanasie pour les malades mentaux ; il falsifie les diagnostics lors des examens médicaux. Déporté au camp de Theresienstadt, puis Auschwitz, il en réchappe en écrivant, sur des bouts de papiers, un livre sur ...les soins de l'âme ! Après la guerre, il fonde la logothérapie qui a pour vocation d'aider la personne souffrant de vide existentiel à retrouver un sens à sa vie !
Voilà quelqu'un qui sait de quoi il parle !
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FRANKL, Viktor Emil.
Transformer la souffrance en réalisation humaine;
Agir de façon responsable face au caractère transitoire de la vie.
20:00 Publié dans Inspirateurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
En nous la Création continue son projet

Il est bien étonnant que notre accoutumance à une certaine réalité fort provisoire et limitée, nous aveugle au point de ne pas réaliser l'extraordinaire projet qui nous travaille dans toutes les fibres de notre existence. Alors que notre histoire s'origine il y a plus de 15 milliards d'années, et qu'elle ouvre les yeux à travers notre conscience humaine, alors que l'écho actif de la Pulsion créatrice s'entend au creux de notre coquillage intérieur, rien n'y fait. Nous restons dans la rumeur parasite qui brouille notre relation avec l'Univers.
19:36 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Liens anglosaxons
Autre matière à étonnement !
Quand on prend le temps d'explorer la production anglosaxonne et internationale sur les approches propectives innovantes, non conventionnelles qui s'efforcent de relier le champs des connaissances, de produire des innovations conceptuelles mais également pratiques, qui s'attachent à transformer la réalité et la conscience, on est frappé par la pauvreté des productions européennes et en particulier françaises.
Même les traductions ne sont pas disponibles.
Il importe donc de maitriser le nécessaire d'anglais pour avoir accès à des producteurs, innovateurs, qui partagent notre conviction d'un monde en co-évolution, et pour lesquels monde notre état humain est une opportunité évolutive inouie.
Je vais donc proposer des liens dans ce sens, et encourage tous ceux qui le peuvent à partager les leurs également !
19:35 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
La mort, épicentre du Sens
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Dessin d'un enfant relatant son expérience proche de la mort (NDE).
En fait peu d'évènements dans une vie supportent la comparaison avec le moment de notre confrontation avec la mort. L'illusion du temps nous entretient dans une distance imaginaire de cette échéance irrévocable. Qui parait lointaine, mais reste omniprésente, et en fait, si proche.
Lors de mes dix-sept ans, j'effectuai un long séjour en hôpital et au bout de quelques semaines je me retrouvais familier des lieux. En particulier je me mis à fréquenter assiduement, avec l'accord du personnel, le service de réanimation. Je passais alors des heures auprès de malades, parfois complètement abandonnés de leurs familles. Certains étaient mourants, d'autres s'accrochaient dramatiquement aux berges de la vie.
Rester auprès d'eux, tenir la main, être aux côtés en silence, sourire. On mesure le poids de ces gestes simples. Le lendemain parfois ils n'étaient plus là, mais à la morgue.
Je garde la mémoire des combats que livraient certains, avec leurs souvenirs, leur besoin de vivre, leur peur de la mort et leur solitude. Je mesurais le combat de la respiration quand elle devient difficile, un âpre terrible rale.
Certains regards m'ont marqués indélébilement, au fer rouge. Depuis ces échanges je n'ai plus éludé la mort, et m'attache à ce que ma vie s'enrichisse de cet enjeu et de cet abîme comme d'un épicentre de Sens.
19:33 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Deux magistrales Dames !
Quel incroyable chantier ! Plongé dans les oeuvres de deux magistrales dames !

Je relis en ce moment le livre de nouvelles de Christia Sylf, "la Patte de Chat", que m'a généreusement prêté un ami avec lequel je partage une commune passion pour cette vertigineuse romancière. J'y retrouve la "patte" subtile et raffinée, stylisée de Christia, et son ouverture aux autres dimensions de la réalité coutumière. Elle sait si bien nous les faire effleurer de sa plume ardente ! Celle qui a donnée Voix au récit de Kébélé, au primo-mondes des géants, à la radieuse Ta, à l'univers violent et raffiné des atlantes, si proches, en leurs errances et leurs défis des hypermondes à venir, reste d'une actualité époustouflante. Christia Sylf nous inciterait presque à croire plausible la réalité d'une mémoire engrammée dans l'univers ! Elle semble comme y puiser ses visions et ses personnages..nos homologues en ces parties de nous-mêmes qui nous relient aux anté-mondes...occultés de nos chronologies.
http://sylf-kerlam.hautetfort.com/
C'est une autre partie occultée de notre réalité à laquelle nous convie également Dominique Aubier ! Et c'est également une grandiose et substantifique histoire que nous narre cette grande Dame, à travers ses nombreux ouvrages, parmi lesquels "Don Quichotte" et "la Face cachée du cerveau", que je lis actuellement. Ouvrages étranges, atypiques, alchimiques, qui bousculent nos références, nous saisissent par nos cornes discursives, et par un art martial de l'esprit consommé, jette à terre nos certitudes en les frappant d'obsolescence. Mais Dominique Aubier ne nous laisse pas démuni : elle procède herméneutiquement aux semailles nouvelles, sarcle dans notre jardin mental, attentive aux pousses iconiques que son verbe féconde si magistralement. On ne ressort pas indemne de cette lecture, qui pour moi ne fait que commencer ! Comment dirais-je ? Je ressens une profonde affinité avec cet esprit, et son amour pour le Grand Projet du Pel, dont elle est une incontestable Voix. J'en reparlerais, car il me semble, qu'étrangement, on n'en parle pas assez !
http://www.dominique-aubier.org/
http://sannyasa.free.fr/rec.php?p=aubier
19:28 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Merci, Silvio Fanti
Silvio Fanti, paradoxalement peu connu, est un personnage à l'oeuvre capitale. "L'homme en micropsychanalyse", est sa publication principale. C' est un pavé dans la mare des connaissances confortables qui fondent notre réalité existentielle. Une marée d'équinoxe qui emporte nos certitudes. Un trou noir de densité, qui ne peut se mesurer qu'au vertige sidéral que l'on contemple dans le désert saharien ou en assistant à un accouchement ! Silvio Fanti m'a accompagné depuis de nombreuses années. Je lui en suis gré. Merci Silvio !

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Fanti, Italien, est né à Neuchâtel (Suisse) le 22 septembre 1919 et décédé à Paris le 26 juin 1997. A Fribourg, il obtient son baccalauréat latin-grec en langue française, alors qu'il passe sa maturité latin-science à Einsiedeln en langue allemande. Diplômé en médecine de l'université de Zürich, il soutient une thèse en psychiatrie à l'université de Vienne (Autriche) : Les réactions au cours de l'électrochoc et une thèse en gynécologie-obstétrique à l'université de Genève : L'accouchement dirigé.
Il se forme à la psychanalyse freudienne chez Dantzer, à New York (où il passe plusieurs années après la guerre) et chez Gressot, à Genève. Pouvant conduire les analyses en français, italien, anglais et allemand, il est appelé professionnellement sur les cinq continents.
Au cours de ses longs séjours en Inde, en Chine, au Japon, en Australie, en Amérique... il n'a de cesse d'observer les hommes dans leur vie quotidienne, quelle que soit leur culture, pour essayer de comprendre l'âme humaine. Ses observations et les réflexions qu'il en tire (relatées dans Après avoir...) fondent la pensée micropsychanalytique.
Après des années de travail dans le monde entier, il s'installe définitivement à Couvet (Suisse), où il crée avec ses collaborateurs la Société internationale de Micropsychanalyse en 1973.
19:14 Publié dans Inspirateurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

