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19.10.2007

Créer d'autres lieux de vie : les Néovortex !

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Notre vie de rats des villes ordinaires, nous en convenons tous, est une aberration.
Les bars et les divertissements, les festivals et les fêtes peuvent nous distraire un temps.

Mais la réalité aberrante, les jours de lucidité, nous dégorge un jus de bon sens bien amer ...

Nos appartements étriqués produisent des fauves et des larves, et quelques rares rescapés de la trépanation télévisuelle.
Nos pavillons en banlieues et campagnes, tristes comme des tombeaux blindés de béton et d'alarmes, ne valent guère mieux.

Comment peut-on vivre ainsi ? Je milite pour l'avènement des Néovortex.

Des lieux de vie, d'évolution et de conscience, qui, à rebours du retour aux archaïsmes de la ruralité, fonde des sites à la fois de performance écologique en pleine alliance avec l'intelligence de la Nature, et en phase avec toute la dynamique évolutive de l'Univers.

Celle-ci nous expulse progressivement de toutes les anciennes cristallisations régressives et exclusives
qu'elles soient religieuses, sociales, scientifiques, culturelles et économiques...pour en inventer et en incarner de nouvelles !

Il est donc temps de créer ces lieux ouverts, accueillants, chaleureux, ou tous les Dieux ont leurs place dans la mesure ou ils en laisse aux autres, toutes les approches reconnues dans leurs richesses, toutes les quêtes partagées...

Des lieux ou sont valorisés les architectures énergétiques créatives, zomes, dômes, yourtes, écoquilles...

Ou sont inaugurées des alliances nouvelles avec la nature, ou sont restaurées les complicités ancestrales...

Des lieux ou les ressources créatrices entreprenantes soient orientées pour produire des richesses et des inventions d'utilités évolutives, en terme de mode de vie, de connaissance...

...............

Des sites Néovortex capteurs, largement ouverts aux résonances créatrices qui pulsent au coeur de l'Univers et en chacun de nous. En chacun de nous, dans la spirale de notre coquillage ontologique. Qui pulse aussi dans nos cellules jusque dans les spires vibratiles de nos chignons chromosomiques. Dans les fibrilles vibrantes de notre Cortex, ce fabuleux capteur fractal reliés aux champs symboliques vivants et informationnels de l'Univers.

18.10.2007

Faire tourner la swastika de l'argent dans le bon sens !

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J'ai toujours été intrigué et scandalisé à la fois par l'argent dénaturé, et détourné de sa vocation, dont le puissant flux sanguin, au lieu d'irriguer sainement tout le corps social de la planète, broie et saigne à blanc des milliards d'individus, tout en comblant d'abondance et de puissance quelques millions de privilégiés.

Au fond ma question a toujours été la suivante : comment se fait-il que cette énergie créatrice et positive générée par les milliards d'échanges et par le travail de tous, puisse être à ce point confisquée par un système qui en détourne le sens et l'essence, au mépris de toute justice et équité ?

Comment ne pas être étonné de son caractère si "naturellement" présent dans tout nos échanges ? Comment se fait-il que ne soit pas suspectée sa valeur qui s'accroît en alignant des zéros ? Comment ne pas admirer la parfaite puissance de dissimulation de ce fabuleux caméléon, si formidablement soluble qu'il se fond au coeur du sens le plus commun de notre réalité et de nos relations aux autres ? L'argent semble être une puissance en soi, dont tout le monde accepte le joug et les lois le plus naturellement du monde.

Comme si la rareté de l'argent et l'âpreté de son gain allait de soi, comme le ciel, le temps, la famille, le travail, et les vaches qui regardent passer le train !

Dieu sait si mon père s'est échiné comme ouvrier spécialisé pour sa liasse mensuelle, reçue des mains de son patron comme une manne du ciel.

Je n'ai jamais compris que les Eglises se soient associéés à ce monstrueux culte, bénissant ce veau d'or à tour de bras, et encourageant les foules paysannes et ouvrières à ployer sous son joug pénitentiel. Encore aujourd'hui je reste perplexe face aux dénonciations de toutes les injustices que les Eglises profèrent en leurs homélies, sans pour autant remettre en cause le détournement monstrueux des ressources créatrices au profit d'un système bancaire asservissant des milliards de pauvres sur tous les continents.

Je n'ai jamais compris non plus que les voies bouddhistes et toutes les autres organisations instituantes du sacré, prétendant à la connaissance des plus ultimes lois de l'esprit, prônant les méditations et des pratiques nous reliant aux dimensions les plus spirituelles, n'aient pas remis en cause et dénoncé ce flux monétaire formidablement et perversement détourné de sa vocation. Nous sommes invités à méditer, à adorer, à lever les yeux dans les ciels intérieurs, à étudier les traités médiévaux puis à passer... prosaïquement à la caisse...Comme si encore tout cela allait de soi...

J'ai donc rapidement été intéressé par les recherches sur la question, et me suis beaucoup investi dans les systèmes SEL. J'ai étudié les théoriciens des monnaies locales et sociales, des monnaies fondantes et les critiques du système bancaire qui, gigantesque vampire, asservit le monde au bénéfice de quelques uns. J'ai même lancé en Afrique, au Sénégal une expérimentation pionnière en créant une monnaie communautaire, dont on trouvera des compte-rendus sur internet.

J'en arrive aujourd'hui à me dire qu'on ne peut plus continuer à braire contre les injustices, à méditer dans notre coinpour que la miséricorde se répande dans le monde, à entretenir des ribambelles de Rimpotché, d'Evêques, de Cheikh, de Swami qui se multiplient à Tare la Rigot, ou à penser que le micro-crédit - misérable pansement - soit une solution.

Il faut que la Conscience évolutive - c'est à dire nous tous, ses serviteurs et guerriers - s'empare de ce levier et fasse enfin tourner la svastika de l'argent à l'endroit ! Il faut se ré-approprier cette puissance dynamique et créatrice de l'Univers et la mettre au service du Grand Sens !

Voilà la véritable insurrection de la conscience, pas seulement celle des bonnes intentions et des valeurs qui s'étale dans les colloques et les étals interminables des librairie - car cette rente là devient éculée et refroidie - mais celle des leviers fondamentaux du pouvoir remis au service du sens !

Il faut que la Conscience investisse le champs du Réel et du pouvoir, et permette à des millions de gens de sortir de l'enfer abominable de la misère, permette également aux artistes, aux humanistes, aux inventeurs et aux personnes dévouées pour le bien commun de sortir de la pauvreté et de l'indignité économique qui les frappent avec tant d'injustice, tandis que par ailleurs tant d'inconséquents et de niais le gaspillent avec morgue et sans vergogne !

Des initiatives incroyables et étonnantes voient actuellement le jour.

Puissent-elles contaminer le Réel et restaurer la vraie face de l'argent : la Danse faramineuse et le Sourire irrésistible de la Déesse !

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On dit souvent "quand le disciple est prêt, le maître apparait"
j'aurai tendance à dire que les règles du jeu ont changé pour notre temps,
et que l'équation est désormais différente :
"quand le disciple est prêt, le Maître disparait" !

Un peu comme dans la tradition musulmane qui
affirme la clotûre de la prophétie avec Seydina Mohamed.
Effectivement, clôture dans le sens ou l'être humain
n'a plus désormais besoin de prophètes.

17.10.2007

Insubordination spirituelle

- Mais pourquoi fairrre simple quand on peut fairrre compliqué ? pouffe avec son accent russe Héléna Pétrovna Blavatsky, la grande fondatrice de la Société Théosophique depuis son fauteuil à bascule recouvert d'une peau de tigre. Elle me considère avec curiosité derrière ses binocles, et à travers un savant et capiteux nuage d'opium. D'où me viens ce sentiment d'avoir connu cette Dame ?

Oui Madame l'auteure magistrale des stances de Dzian, je garde votre mémoire en moi.

Et mon Daemon me souffle ceci :

"Nous cumulons, chacun dans nos corps, nos cellules et nos esprits, et dans les tissus calleux de notre cortex, des chréodes mémorielles vastes comme des mondes dont les méandres infinis contiennent, en myriades de stalactites, le passé condensé de notre espèce.

Nous contenons tous et chacun ce feuilleté de fibrilles encodées de sens qui capitalisent les milliers d'années de pratiques diverses : les vieilles pratiques chamaniques usant de plantes hallucinogènes et de champignons ? Leurs spores toujours vivants ont dilatés nos imaginaires et plantés les racines de nos rêves technologiques !

Les rites tantriques rouges et noirs, les orgies dyonisiaques et priapiques ? Ils nous habitent et se rêvent en nous, s'actualisant comme des succubes dans nos ruts et nos fantasmes !

Les pratiques ascétiques et prométhéennes qui veulent arracher le feu de la connaissance à la force de l'austérité ? Les processions de nos repentances infinis ? Tout cela crépite toujours dans nos alvéoles dans une grand feu de Dieu.

C'est à cette mémoire qu'il faut s'éveiller, et non pas s'épuiser en torticolis psychologiques et spirituels, même guidé par des Maîtres aussi bien guidés soient-ils !

Nous ne sommes pas là pour reproduire les atavismes spirituels de moines médiévaux, ou se décalquer sur leurs vieilles cartographies mystiques.

Mais pour faire pulser notre conscience évolutive et contribuer à la transformation effective du Réel vers plus de Conscience et d'Intégration".

12.10.2007

Forêts imaginales

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Je fais partie de ceux qui ont emprunté dès leur jeune âge, le coeur en bandouillère et le mollet gaillard, le chemin boréal et spiralé de la Quête.

Qui ont fait et refait les mêmes prières en langues diverses, grimpé le long des chemins ardues des ascèses, et dévalé en riant les vallées heureuses des extases. Avec dans le coeur toujours le même mantra palpitant et pathétique : pourquoi ?

J'ai médité en dhoti au bord du Gange, vivant dans un petit ashram, fasciné par les saddhus et les forêts imaginales et mythologiques indiennes. J'ai parcouru, halluciné de lectures et d'expériences rocambolesques les cités grouillantes, les villages ingénus, les temples redondants et les centres spirituels.

J'ai prié dans des zaouias soufies au Moyen Orient et en Mauritanie, le coeur emballé par l'appel matinal des mosquées, qui réverbére dans l'aube du monde visible le verbe opalescent de l'Unique. Les assemblées d'oraisons et de dhikrs nocturnes sous la coupole des étoiles ont régalé mon âme de célestes pâmoisons.

J'ai été serviteur et disciple de plusieurs Maitres, parfois d'écoles opposées, allant jusqu'à laver leurs sous-vêtements, portant leur malette, assistant avec dévotion à leur vie consacrée.

Je suis resté des journées auprès du Samadhi de Sri Aurobindo, à Pondichery, au Mausolé de Ibn Arabi à Damas.
J'ai résidé à Jérusalem dans toutes les conditions, hébergé par des chrétiens arméniens, des palestiniens et des juifs.

Mais mon mantra du "Pourquoi" a toujours été assorti d'une condition : ne pas accepter la clôture d'une démarche exclusive et fermée. Dès qu'un Maïtre m'annonçait la couleur, c'est à dire que Sa Voie était la seule en réalité, la Véridique, je ne tardais pas à reprendre mes clique et mes claques et à repartir pour un autre chapitre de l'histoire.

A quoi bon en effet se consacrer à une quête d'universalité et d'ouverture pour s'enfermer dans une secte, une église, un message bornant le Réel à lui même et ne se donnant comme horizon que le sien.

J'ai toujours été allergique au cantonnement spirituel; ma quête n'a pas été celle d'une appartenance à un groupe, à une histoire, à une sécurité ou à une reconnaissance. Nombre de groupes m'ont proposé des "promotions spirituelles", des responsabilités, avec l'onction du Maître. Mais ces égards ne m'ont jamais séduit.

J'ai en effet toujours été gourmand de la diversité du monde, des êtres et des choses. Très tôt mon intérêt pour l'histoire, la philosophie et l'anthropologie m'ont donner le gôut des approches complexes, ouvertes et intégratives. La fréquentation de la nature et du jardinage ont consolidé ma compréhension du Réel, toujours étonnant et nouveau, bien que reposant sur une trame de lois constantes et cycliques.

Voilà bientôt 30 ans que je vaque à ces pérégrinations, avec toujours ma quête au coeur, plus que jamais gaillarde et faisant belle bombance d'aventures diverses, sans pour autant perdre la boussole du sens.

Contrairement à pas mal d'autres à la quarantaine, je n'ai pas fait le deuil de mes espérances, qui restent vertes et audacieuses. Bien au contraire, j'ai l'impression que cette "Queste" s'est bonifiée, a pris de l'étoffe, de la densité et du contenu.

Qu'elle s'est même enrichie d'une étrange teneur qui parle en moi clairement. Et qui me dis : c'est possible ! Oui petit c'est possible ! Tu peux développer ta relation spirituelle au monde sans t'aliéner ta liberté en avalant des couleuvres dogmatiques et ou en t'enfermant dans le rictus d'appartenances excluantes !

Oui mais alors sans rite organisé, sans direction spirituelle, ne va-t-on pas dare dare retomber en friche, en passant son temps à mordre la queue de son égo, à batailler avec sa compulsion au plaisir/haine, à se débattre dans la mare de médiocrité rampante et vaseuse du cerveau reptilien ? J'en connais quelques-uns qui se sont résolu à se laisser vivre, détendant l'arc de l'exigence intérieure, et se justifiant du fait que se laisser vivre c'est se laisser être, et que se laisser être...finalement...C'est un peu ce que tout le monde dit, non ? Les maitres Zen, les tibétains...Bon, chacun fait sa soupe comme il peut.

Mais je n'ai pas envie de relâcher l'arc intérieur. Au contraire mes courroies sont bien tendues, et tous les moteurs vrombissent avec ce beau bruit de mécanique en rut qui n'aspire qu'à accélérer pour de bon !

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11.10.2007

Cela advient !

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A vrai dire je m'étonne que cela advienne enfin !
Après toutes ces attentes, ces forages, ces essais, ces prières.

Dirais-je combien de fois j'ai pleuré tantôt ma peur de perdre le fil, tantôt le bonheur de sentir son lotus vivant, érigé dans l'ombilicale axialité du Coeur ?

Ctte recherche obsessionnelle m'a accompagnée partout comme un grelot au cou, jusqu'à me poursuivre follement dans mes rêves :
'He, petit, continue, ne dors pas, quitte cette oasis que tu crois avoir trouvé et avance dans la quête, ne rate pas la prochaine caravane !"

Combien j'ai pleuré de tous les yeux que m'a donné ma mère, en cachette, dans les bus qui m'emportaient à l'école, sous les coups donnés par un parent sadique, dans les avions, dans les rues glauques sans lampadaires, dans les taxis brousse africains et la solitude des nuits sans lune.

A 16 ans je rentrais de l'école lentement, à pieds, en couplant mes pas à des mantras pour avancer plus vite sur le treillis du temps.

Je n'ai voulu ni diplôme, ni carrière, ni opportunités faciles, pour me concentrer uniquement et toujours sur cette question du sens.

J'ai toujours cru à cette boussole de sens absurde et évidente qui me tenait debout sur la crête de mon désir de mort. La mort ou la vie plus vraie, plus intense, plus évolutive, plus réelle, plus ouverte ?

Tout cela pourrait-il aboutir enfin à quelques cohérences ? Aujourd'hui les bons bouts commenceraient-ils à se tenir en moi ?

Toutes ces actions ici et là, les Hypermondes, l'Institut Savitri, les textes divers qui prennent forme ( à gauche sites et blogs, les nouveaux), tout cela commence à faire sens autour d'un faisceau de cohérence vivant.

La synthèse pratique se fait jour dans mes pratiques du réel et du quotidien.
Et dans le combat pour avancer encore. Mais cela advient.

Reliances égyptiennes

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Comment dire ces innombrables heures à arpenter le temple de Louxor...
Durant les mois et les voyages effectués, aussi bien physiquement que par de nombreux rêves, j'ai ravivé mes liens avec cette terre hantée d'absolu comme encore habitée par les Dieux, toute prégnante de conscience et de puissance...
J'ai rarement eu autant d'impressions vives, émouvantes et grandioses.
Comme si le temps n'était qu'un léger voile, je pouvais pressentir le site vertigineux des origines, suivre les processions le long de ses immenses allées, entendre au loin les cors, les gongs et les cymbales...

Pourquoi ces impressions m'habitent-elles encore si vivement ?
Derrière le miroir, régulièrement un regard égyptien semble parfois affleurer.

05.10.2007

En travail du Grand Sens

Depuis quelques temps, quelque chose pointe en moi une nouvelle sensibilité.

Je ne parle pas d'esthétique, ni d'émotion. C'est plûtot comme s'il m'advenait une truffe palpitante et vibratile.

De nouvelles impressions fortes se font jour et je deviens de plus en plus sensible aux hormones mutagènes qui embaument le compost de notre sainte et ribaude réalité. Le terreau de la matière, saturé de conscience, semble dégager un nouveau fumet.

A moins qu'il s'agisse de l'effet d'une fermentation. Des enzymes - peut-on y voir l'oeuvre de mutance cellulaire de certains pionniers ? - ont lentement et subrepticement opéré leur mastication anaérobie, oeuvrant à l'ombre dans les soubassements de nos fondations.

Le Verbe fondamental des choses semble avoir été trituré.
Le treillis des mondes semble s'élargir à de nouvelles intégrations.
Mes rêves pulsent comme des roues cerclées de feu et embrasent mon quotidien de sens et d'urgence.

Poussé par cette énergie et ce feu j'ai décidé de laissé libre cours à mon expérience, de ne plus en censurer la richesse et l'affirmation.

Je commence mon travail en préparant plusieurs chantiers, dont l'Institut Savitri.
Des bribes s'en trouveront sur ce blog

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